Vous le savez déjà, je n’ai pas pu profiter de mon séjour à Córdoba pour faire du parapente. La plupart des activités de la ville étant concentrées sur la célébration de Pâques à ce moment là, j’ai mis mon séjour à profit pour visiter les environs et discuter avec les gens. C’est ainsi que mon meilleur souvenir ne sont ni les sorties en boîte avec un groupe de filles de l’auberge, ni une journée pic-nic avec un retour en autostop, debout sur le bac à chargement d’un pic-up, entrain de hurler dans la nuit avec le même groupe de filles. Mon meilleur souvenir est une discussion politique de plusieurs heures dans un petit bar à empanadas dans la vieille ville de Córdoba, avec le tenancier du bar, sa femme et trois clients de Mendoza. Nous avons mangés, bu et discutés jusqu’à 4 heures du matin. Durant cette soirée là, mon espagnol a progressé plus que durant la semaine de cours intensifs de la langue de Cervantes, que j’avais fait à mon arrivée en terre argentine.
C’est ce genre de choses qui donne envie de voyager. Rencontrer des gens du monde entier, discuter, échanger et s’enrichir culturellement et mutuellement.
Mon retour à Buenos Aires était beaucoup plus tranquille que mon départ. Il faut dire que je suis rentré un jour plus tard que la plupart des argentins. Ceci grâce au fait qu’en Argentine on ne célèbre pas le lundi de Pâques, alors que l’Ambassade de Suisse fait profiter ses employés de ce jour de congé suisse.
Lorsque l’on arrive à Retiro (par bus ou par train), la première chose que l’on découvre de Buenos Aires, c’est la Tour des anglais (Torre de los Ingleses). Durant trois mois, je suis passé tous les jours à côté de cette tour pour aller travailler à l’Ambassade. Aujourd’hui, c’est avec cette photographie que j’entame la dernière ligne droite de cette promenade photographique. Quelques photographies de Buenos Aires, avant de terminer -pour la deuxième et dernière fois- mon fabuleux voyage en Argentine.
Photo : Torre de los Ingleses (Tour des anglais), Retiro, Buenos Aires, (Provincia de Buenos Aires) - © Pavel Fosenbauer