Mercredi, 28 février 2007
J’ai commencé à écrire sur mon premier blog en octobre 2004, lorsque je venais de commencer ma deuxième année de diplôme à l’IUHEI. Durant plusieurs mois, j’ai ainsi raconté mon travail d’assistant informatique et d’assistant de séminaire de droit financier international, l’écriture du travail de diplôme et l’immense joie d’obtenir enfin le papier certifiant que j’étais diplômé de droit international. Puis, d’étudiant, je me suis mué en voyageur, parcourant le vaste et magnifique pays qu’est l’Argentine, avant de faire un stage de trois mois à Buenos Aires. A mon retour, en mai 2006, une nouvelle étape de ma vie avait commencé, celle de la recherche du travail. C’est pourquoi, j’avais pris la décision de faire table rase, de ranger les études et les voyages dans un carton, et de recommencer à écrire sur un nouveau photoblog.
Aujourd’hui, après plus de 8 mois de recherches intensives, j’ai enfin décroché le travail tant convoité. Et c’est donc demain, que se terminera officiellement la période de la recherche du travail et que s’ouvrira une nouvelle étape de ma vie, celle du monde du travail et des 42 heures de travail hebdomadaires.
Durant ces derniers mois, j’ai de moins en moins ressenti l’envie et le besoin de venir écrire et publier des histoires sur ce blog. J’ai souvent pensé à le fermer, sans jamais m’y résoudre définitivement. Mais la magie du blog s’est bel et bien évanouie et il est donc temps de prendre les décisions qui s’imposent.
En 28 mois d’existence, ce blog a enregistré 2370 commentaires pour 473 billets, sans compter les nombreux emails qui m’ont été envoyés par l’intermédiaire de ma page de contact. Je profite de cette dernière publication pour remercier tous ceux qui sont venus lire et commenter mes articles. Car grâce à ce blog, j’ai non seulement pu m’exprimer librement en publiant mes textes et mes photographies, mais j’ai également pu connaître – et parfois même rencontrer – des gens très sympathiques, vivant aux quatre coins de l’Europe et échanger les idées et les opinions avec eux.
L’animation de ce blog a vraiment été une très belle et très enrichissante expérience,
Merci à toutes et à tous,
Jr Prod
Photo : Garganta del Diablo, Chutes d’Iguazú, Argentine, janvier 2006 - © Pavel Fosenbauer
Dimanche, 11 février 2007
Je l’ai toujours dit, la roue tourne...
...l’affirmation n’est pas aussi évidente qu’elle en a l’air, surtout lorsque l’on l’applique à la chance et au bonheur.
L’année 2007 n’a pas vraiment commencé sous les meilleurs auspices, poursuivant ainsi sur la lancée de la seconde moitié du millésime 2006. Cependant, le début du mois de février a laissé entrevoir quelques timides éclaircies sur le ciel noir de mon avenir professionnel. Et puis, à la suite du cinquième entretien, l’excellente nouvelle est enfin tombée : j’ai réussi tous les tests (mathématiques, analyse, synthèse & présentation, langues et QI) et un grand établissement bancaire, mondialement reconnu et bénéficiant d’une excellente réputation sur les plans national et international, m’a engagé pour un poste de rêve. Ce poste cumule tout ce qui m’a toujours passionné, à savoir l’économie internationale, l’analyse financière et le contact avec les clients venus du monde entier (en l’occurrence, principalement de l’Amérique latine). De plus, je pourrai non seulement mettre en pratique mes connaissances actuelles, mais également bénéficier d’une formation très complète concernant le monde de l’analyse financière. Ma persévérance a donc porté ses fruits.
Nul besoin de préciser, qu’en ce moment mon taux de bonheur frôle allégrement avec la barre des 100% et que je suis « super-méga-ultra » motivé pour commencer à travailler et à apprendre. Heureusement, c’est pour bientôt, je commence le 1er mars 2007.
J’en profite, pour souhaiter bonne chance à tous ceux qui sont encore à la recherche du « job idéal ». Croyez-y, accrochez vous, la roue tourne...
Humeur: heureux, fier et impatient !
Photo : « Le feu d’artifice du bonheur », Genève, Suisse, août 2006 - © Pavel Fosenbauer
Vendredi, 2 février 2007
Il y a de cela près de deux mois, un groupe de courageux genevois avait bravé le froid d’un samedi de décembre, pour courir à travers la ville dans de magnifiques déguisements home-made. Cette performance lui a valu le premier prix du concours du meilleur déguisement de la Course de l’Escalade.
Jusqu’à aujourd’hui, les braves bêtes avaient trouvés refuge dans une école primaire de la campagne genevoise. Mais les semaines passant, le concierge de l'école est de moins en moins enclin à passer la poussière sur ces adorables, mais néanmoins encombrants déguisements. C’est pourquoi, ils deviendront « persona non-grata » à partir du lundi, 12 février 2007.
Ces déguisements ont coûtés plus de 40 Francs et près de 100 heures de travail, chacun. L’idée qu’ils terminent tous dans du vieux papier nous désole profondément et nous aimerions pouvoir en sauver un maximum..
Je fais donc appel à toi, cher public, pour te demander ton concours. Nous offrirons ces chefs d’œuvres à toute personne qui voudra bien les accueillir (et se charger de leur transport). Alors si tu travailles dans un hôpital pédiatrique et que tu veux égayer la chambre de jeux des enfants avec un grand animal rigolo, si tu prévois de participer au Carnaval de Rio mais que tu n’as pas le temps de concevoir ton déguisement ou si, tout simplement, tu as de la place chez toi pour accueillir une bête en détresse, n’hésite pas à me contacter !
Sont à offrir :
- Le Poulet, répondant au doux nom de Tamiflu (magnifique !)
- Le Taureau, Fernando (superbe, un vrai caractère latino !)
- Le Lapin Rose, Blaise (très… rose…)
- L’Âne, Robert (un petit peu abimé durant la course)
D’avance merci à tous ceux qui pourront contribuer au sauvetage de ces braves survivants de « La Boucherie se Rebelle ».
Humeur : Sauvez les animaux !
Photo : Combats de Reines, Valais, Suisse, août 2006 - © Pavel Fosenbauer
Mardi, 16 janvier 2007
« Si le gros bide était un muscle, je serais l’homme le plus musclé du monde... » C’est sur cette douce, inutile et absurde pensée que mes yeux se sont fermés le dimanche matin, vers 4 heures...
Il faut savoir que la soirée du samedi avait été dédiée à la très bonne « bouffe ». Et pour cause, c’est ce soir-là qui avait été choisi par tous les participants de « La ferme se rebelle » pour profiter du bon de 1000CHF à la Brasserie Lipp, gagné à la course de l’Escalade, le 2 décembre dernier.
Entre 20 heures et minuit, nos papilles gustatives ont donc pu découvrir plusieurs merveilles de l’art culinaire, arrosées comme il se doit de délicieux breuvages à base de raisin (puis, entre minuit et 3h30, c’est le Limoncello italien et l’Absinthe tchèque qui s’évertuaient à favoriser notre digestion chez moi).
Pour ma part, je me suis laissé séduire par l’offre de fruits de mer de ce fabuleux restaurant.
En entrée, j’ai craqué pour les délicieuses « noix de Saint-Jacques poêlées », accompagnées du « velouté de poireaux Noilly-Prat et feuillantine à la fondue d’endives et pleurotes ». Le tout était présenté dans un joli coquillage en pâte feuilletée et accompagné d'un « petit blanc Genevois », en l’occurrence l’Aligoté de Peissy, « Les Perrières » (ce vin est une merveille !).
Le choix du plat principal s’est avéré extrêmement complexe, tant l’offre était variée et séduisante. Entre viandes, choucroutes, poissons et fruits de mer, nous avons tous longuement hésité. Pour finir, entre la « Choucroute de la mer » et le « Couscous de la mer », c’est ce dernier qui l’a remporté de justesse au vote des gargouillements de mon estomac. J’ai ainsi pu déguster des filets de rascasse, de la lotte et du saumon, des moules, des gambas, des légumes aux saveurs méditerranéennes et du couscous, accompagnés d’une compote d’oignons au miel et raisins et d’un bouillon piquant. Ce plat était vraiment exceptionnel et j’ai beaucoup apprécié l’originalité du goût et des saveurs ! J’ai cependant regretté la quantité assez limitée de morceaux de poissons et de fruits de mer...
A la fin du repas, j’ai pu goûter à un excellent vin rouge Valaisan, le Syrah de Miège-Sierre. Je dois avouer que c’est l’un des meilleurs vins rouges que j’ai pu déguster (et en plus il est du pays, donc pourquoi se priver de lui faire un peu de pub  ).
Pour terminer en beauté ce divin festin, j’ai opté pour une spécialité suisse (une valeur sûre  ), le moelleux au chocolat noir, servi tiède avec glace vanille... "à tuer père et mère" comme dirait mon meilleur ami, boulet de son état.
Le politiquement correct voudrait que l’on ne puisse pas trouver le bonheur dans les choses matérielles. Pourtant, ce soir-là, j’aurais juré l’avoir trouvé dans mon assiette et j’étais loin d’être le seul à partager cet avis. Car comment définir autrement cette agréable sensation qui s’empare de tout le corps à la fin d’un si bon repas ? Tout le monde était détendu, serein, souriant et heureux... On dit souvent que l’amour passe par l’estomac... Le bonheur peut-être aussi...
Humeur : et si ce photoblog devenait un blog gastronomique ?
Photo : « Eat me if you can », La Coruña, Galicia, España, septembre 2004 - © Pavel Fosenbauer
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