« Si le gros bide était un muscle, je serais l’homme le plus musclé du monde... » C’est sur cette douce, inutile et absurde pensée que mes yeux se sont fermés le dimanche matin, vers 4 heures...
Il faut savoir que la soirée du samedi avait été dédiée à la très bonne « bouffe ». Et pour cause, c’est ce soir-là qui avait été choisi par tous les participants de « La ferme se rebelle » pour profiter du bon de 1000CHF à la Brasserie Lipp,
gagné à la course de l’Escalade, le 2 décembre dernier.
Entre 20 heures et minuit, nos papilles gustatives ont donc pu découvrir plusieurs merveilles de l’art culinaire, arrosées comme il se doit de délicieux breuvages à base de raisin (puis, entre minuit et 3h30, c’est le Limoncello italien et l’Absinthe tchèque qui s’évertuaient à favoriser notre digestion chez moi).
Pour ma part, je me suis laissé séduire par l’offre de fruits de mer de ce fabuleux restaurant.
En entrée, j’ai craqué pour les délicieuses « noix de Saint-Jacques poêlées », accompagnées du « velouté de poireaux Noilly-Prat et feuillantine à la fondue d’endives et pleurotes ». Le tout était présenté dans un joli coquillage en pâte feuilletée et accompagné d'un « petit blanc Genevois », en l’occurrence l’Aligoté de Peissy, « Les Perrières » (ce vin est une merveille !).
Le choix du plat principal s’est avéré extrêmement complexe, tant l’offre était variée et séduisante. Entre viandes, choucroutes, poissons et fruits de mer, nous avons tous longuement hésité. Pour finir, entre la « Choucroute de la mer » et le « Couscous de la mer », c’est ce dernier qui l’a remporté de justesse au vote des gargouillements de mon estomac. J’ai ainsi pu déguster des filets de rascasse, de la lotte et du saumon, des moules, des gambas, des légumes aux saveurs méditerranéennes et du couscous, accompagnés d’une compote d’oignons au miel et raisins et d’un bouillon piquant. Ce plat était vraiment exceptionnel et j’ai beaucoup apprécié l’originalité du goût et des saveurs ! J’ai cependant regretté la quantité assez limitée de morceaux de poissons et de fruits de mer...
A la fin du repas, j’ai pu goûter à un excellent vin rouge Valaisan, le Syrah de Miège-Sierre. Je dois avouer que c’est l’un des meilleurs vins rouges que j’ai pu déguster (et en plus il est du pays, donc pourquoi se priver de lui faire un peu de pub

).
Pour terminer en beauté ce divin festin, j’ai opté pour une spécialité suisse (une valeur sûre

), le moelleux au chocolat noir, servi tiède avec glace vanille... "à tuer père et mère" comme dirait mon meilleur ami, boulet de son état.
Le politiquement correct voudrait que l’on ne puisse pas trouver le bonheur dans les choses matérielles. Pourtant, ce soir-là, j’aurais juré l’avoir trouvé dans mon assiette et j’étais loin d’être le seul à partager cet avis. Car comment définir autrement cette agréable sensation qui s’empare de tout le corps à la fin d’un si bon repas ? Tout le monde était détendu, serein, souriant et heureux... On dit souvent que l’amour passe par l’estomac... Le bonheur peut-être aussi...
Humeur : et si ce photoblog devenait un blog gastronomique ?
Photo : « Eat me if you can », La Coruña, Galicia, España, septembre 2004 - © Pavel Fosenbauer