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Vendredi, 2 février 2007Sauvez les animaux de la boucherie !![]() Il y a de cela près de deux mois, un groupe de courageux genevois avait bravé le froid d’un samedi de décembre, pour courir à travers la ville dans de magnifiques déguisements home-made. Cette performance lui a valu le premier prix du concours du meilleur déguisement de la Course de l’Escalade. Jusqu’à aujourd’hui, les braves bêtes avaient trouvés refuge dans une école primaire de la campagne genevoise. Mais les semaines passant, le concierge de l'école est de moins en moins enclin à passer la poussière sur ces adorables, mais néanmoins encombrants déguisements. C’est pourquoi, ils deviendront « persona non-grata » à partir du lundi, 12 février 2007. Ces déguisements ont coûtés plus de 40 Francs et près de 100 heures de travail, chacun. L’idée qu’ils terminent tous dans du vieux papier nous désole profondément et nous aimerions pouvoir en sauver un maximum.. Je fais donc appel à toi, cher public, pour te demander ton concours. Nous offrirons ces chefs d’œuvres à toute personne qui voudra bien les accueillir (et se charger de leur transport). Alors si tu travailles dans un hôpital pédiatrique et que tu veux égayer la chambre de jeux des enfants avec un grand animal rigolo, si tu prévois de participer au Carnaval de Rio mais que tu n’as pas le temps de concevoir ton déguisement ou si, tout simplement, tu as de la place chez toi pour accueillir une bête en détresse, n’hésite pas à me contacter ! Sont à offrir : - Le Poulet, répondant au doux nom de Tamiflu (magnifique !) - Le Taureau, Fernando (superbe, un vrai caractère latino !) - Le Lapin Rose, Blaise (très… rose…) - L’Âne, Robert (un petit peu abimé durant la course) D’avance merci à tous ceux qui pourront contribuer au sauvetage de ces braves survivants de « La Boucherie se Rebelle ». Humeur : Sauvez les animaux ! Photo : Combats de Reines, Valais, Suisse, août 2006 - © Pavel Fosenbauer Mardi, 16 janvier 2007Eat me if you can![]() « Si le gros bide était un muscle, je serais l’homme le plus musclé du monde... » C’est sur cette douce, inutile et absurde pensée que mes yeux se sont fermés le dimanche matin, vers 4 heures... Il faut savoir que la soirée du samedi avait été dédiée à la très bonne « bouffe ». Et pour cause, c’est ce soir-là qui avait été choisi par tous les participants de « La ferme se rebelle » pour profiter du bon de 1000CHF à la Brasserie Lipp, gagné à la course de l’Escalade, le 2 décembre dernier. Entre 20 heures et minuit, nos papilles gustatives ont donc pu découvrir plusieurs merveilles de l’art culinaire, arrosées comme il se doit de délicieux breuvages à base de raisin (puis, entre minuit et 3h30, c’est le Limoncello italien et l’Absinthe tchèque qui s’évertuaient à favoriser notre digestion chez moi). Pour ma part, je me suis laissé séduire par l’offre de fruits de mer de ce fabuleux restaurant. En entrée, j’ai craqué pour les délicieuses « noix de Saint-Jacques poêlées », accompagnées du « velouté de poireaux Noilly-Prat et feuillantine à la fondue d’endives et pleurotes ». Le tout était présenté dans un joli coquillage en pâte feuilletée et accompagné d'un « petit blanc Genevois », en l’occurrence l’Aligoté de Peissy, « Les Perrières » (ce vin est une merveille !). Le choix du plat principal s’est avéré extrêmement complexe, tant l’offre était variée et séduisante. Entre viandes, choucroutes, poissons et fruits de mer, nous avons tous longuement hésité. Pour finir, entre la « Choucroute de la mer » et le « Couscous de la mer », c’est ce dernier qui l’a remporté de justesse au vote des gargouillements de mon estomac. J’ai ainsi pu déguster des filets de rascasse, de la lotte et du saumon, des moules, des gambas, des légumes aux saveurs méditerranéennes et du couscous, accompagnés d’une compote d’oignons au miel et raisins et d’un bouillon piquant. Ce plat était vraiment exceptionnel et j’ai beaucoup apprécié l’originalité du goût et des saveurs ! J’ai cependant regretté la quantité assez limitée de morceaux de poissons et de fruits de mer... A la fin du repas, j’ai pu goûter à un excellent vin rouge Valaisan, le Syrah de Miège-Sierre. Je dois avouer que c’est l’un des meilleurs vins rouges que j’ai pu déguster (et en plus il est du pays, donc pourquoi se priver de lui faire un peu de pub Pour terminer en beauté ce divin festin, j’ai opté pour une spécialité suisse (une valeur sûre Le politiquement correct voudrait que l’on ne puisse pas trouver le bonheur dans les choses matérielles. Pourtant, ce soir-là, j’aurais juré l’avoir trouvé dans mon assiette et j’étais loin d’être le seul à partager cet avis. Car comment définir autrement cette agréable sensation qui s’empare de tout le corps à la fin d’un si bon repas ? Tout le monde était détendu, serein, souriant et heureux... On dit souvent que l’amour passe par l’estomac... Le bonheur peut-être aussi... Humeur : et si ce photoblog devenait un blog gastronomique ? Photo : « Eat me if you can », La Coruña, Galicia, España, septembre 2004 - © Pavel Fosenbauer
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Jeudi, 11 janvier 2007Le retour aux sources![]() Les lecteurs de longue date le savent bien, le titre « Ouais, c’est pas de bol » n’avait pas été choisi au hasard, au moment de la création de ce blog, en octobre 2004. Depuis lors, pas mal de choses ont changés, mais il en est certaines qui ne changent pas, et ne changeront probablement jamais. Parmi ces dernières, il faut sans aucun doute compter mon irrémédiable propension au manque de bol… L’histoire d’un emménagement, alias « Produits de merde, me voilà »… Lorsque je repense à mes diverses acquisitions et aux défauts des différents produits achetés, je me dis vraiment que ce genre de choses ne peut arriver, dans de telles proportions, qu’à moi, et à moi seul. N’ayant pas plusieurs heures à disposition pour bloguer, je ne vais pas vous conter tous mes malheurs, mais pour illustrer mon propos, j’ai choisi un petit exemple assez parlant… La table à manger Acte 1 Tout a commencé par un coup de cœur, pour une magnifique et élégante table, dans un grand magasin de meubles, à Genève. Bien que les trois premières lettres du nom du magasin indiquent assez clairement l’estime que le magasin accorde à ses clients, ma moitié et moi-même nous sommes laissés séduire, tant cette table répondait à nos attentes. Une jolie couleur de bois foncé, des pieds massifs et deux rallonges afin de pouvoir inviter tous les amis à manger, sans être serrés. Après le « cling » du tirroir-caisse, nous avons emportés notre bien chez nous, heureux… Acte 2 A notre retour à la maison, j’ouvre les cartons et vérifie toutes les pièces. Je constate que le plateau de la table est rayé de bord en bord. C’est pénible, mais ça arrive, gardons le sourire. Je recharge donc tout le fatras dans la voiture et retourne au magasin. Et là, c’est le drame. Je ne sais pas ce qui m’a énervé le plus : les 70 minutes d’attente ou la remarque dont m’a gratifié le responsable du service après vente : « Mais vous savez, avec une nappe ça s’verra pas »… Hum… Et la baffe, tu la veux avec ou sans élan ? Acte 3 Quelques heures seulement après avoir été montée, la table commence à montrer les premiers signes de faiblesse, malgré son aspect de solidité et de robustesse à toute épreuve. Les premiers doutes concernant la qualité des meubles de ce magasin commencent à me titiller l’esprit. C’est lorsque l’un des pieds s’est totalement désolidarisé du reste de la table que le doute a été définitivement balayé par la certitude : c’est une qualité de merde… Je téléphone au service après vente. Une désagréable voix féminine me répond au bout de quelques minutes d’attente. Après avoir expliqué mon problème, la dame m’annonce qu’elle ne peut rien faire pour moi car « le service après vente ne se fait pas par téléphone pour les meubles ». « Ah… » Je me retiens tout juste d’être grossier et demande poliment la marche à suivre pour réclamer la table. S’en suit un dialogue (de sourds) assez invraisemblable : Vendeuse : ramenez les pièces défectueuses au magasin. Moi : mais cela signifie que je dois démonter la table. Est-ce que vous pouvez vérifier que vous ayez toutes les pièces nécessaires en stock ? Vendeuse : non, je ne peux pas le faire par téléphone. Moi : (n’en crois pas mes oreilles) vous ne pouvez pas vérifier dans le système si vous avez les pièces même si je vous donne les numéros de référence ? Vendeuse : non. Moi : mais si je démonte la table et que sur place je me rends compte que toutes les pièces ne sont pas en stock, je serai sans table… Vendeuse : vous pourrez rapporter vos pièces défectueuses chez vous… Moi : le montage et le démontage nécessitent à chaque fois près de deux heures de travail et je n’ai pas que ça à faire. Sans parler du fait que c’est la troisième fois que je devrai aller au magasin à cause de cette table. Ca commence à être pénible… Vendeuse : et vous ne connaissez pas quelqu’un qui puisse vous prêter une table ? Moi : … Acte 4 Retour au magasin avec le pied de la table arraché et commande des pièces de rechange. Au passage, 45 minutes d’attente, mais un vendeur assez sympathique. Acte 5 Quelques repas et une petite fête de Nouvel-An plus tard, le contre-plaqué du plateau de la table commence gentiment à se décoller. Parallèlement, le ras-le-bol atteint petit à petit son paroxysme. Retour au magasin. Après 30 minutes d’attente, c’est mon tour. J’explique mon problème et le responsable répond une chose qu’il n’aurait certainement pas du. C’était quelque chose du style « mais qu’est-ce que vous voulez, vous avez certainement posé un verre humide dessus, ça on ne le change pas. Et puis, vous l’avez acheté il y a plus d’un mois, vous pourriez aussi venir dans 3 ans et nous le réclamer… ». Soudainement, mon pacifisme naturel et mon calme légendaire n’étaient qu’un lointain et vague souvenir. Je ne pourrais plus exactement retranscrire mot pour mot ce que j’ai hurlé durant cinq bonnes minutes, mais en résumé cela exprimait mon grand mécontentement et mon opinion négative concernant les produits, les vendeurs et le service de ce magasin. J’avais du mal à comprendre qu’une table à 500 balles ne résiste pas à un verre d’eau et je ne saisissais pas mieux le concept de « 2 ans de garantie », étant donné le refus du magasin de me changer une pièce un mois seulement après l’achat… Il est assez intéressant de constater à quel point une personne hurlant de toutes ses forces arrive à capter l’attention de son auditoire. A la fin de ma plaidoirie, une vingtaine de personnes et trois vendeurs me regardaient médusés. Heureusement, le responsable du service après-vente s’est assez rapidement ressaisi et m’a assuré qu’il passerait immédiatement commande pour remplacer le plateau défectueux. Et lorsque je lui ai demandé s’il fallait rapporter les pièces défectueuses au magasin au moment où je viendrai chercher les pièces de rechange, il m’a répondu « non, vous n’avez qu’à les jeter à la poubelle ». (A mon avis, cela montre assez bien la valeur du mobilier vendu par ce magasin). Acte 6 L’acte 6 est toujours en cours. En effet, les pièces sont commandées, mais ne sont pas encore arrivées. J’ai cependant bon espoir de les recevoir dans le courant de la semaine prochaine. C’est alors que j’irai pour la quatrième et, j’espère, la dernière fois (de ma vie) dans ce magasin… A noter que j’ai également du changer ma nouvelle télévision (démagnétisée) et qu’un câble a pris feu dans ma nouvelle cuisinière vitrocéramique… Quand je vous dis que ça n’arrive qu’à moi… Humeur : WHY ME ? Photo : « C'est pas de bol », Pont Charles, Prague, République tchèque, septembre 2004 - © Pavel Fosenbauer
Posté par Jr Prod
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Lundi, 8 janvier 2007Et surtout, « Bonne Année 2007 » !![]() Une fois de plus, nous avons pu entrer dans une nouvelle année sans que la colère de la (rayer la mention inutile) foudre / pandémie de grippe aviaire / pénurie d’alcool / vache folle / panne électrique géante / infection virale informatique mondiale ne s’abatte(nt) sur nous. En ce qui me concerne, j’ai cependant du faire face à un jeune anglais ivre qui s’est abattu sur les murs de mon appartement avant que je ne l’expédie dehors sous la pluie… welcome in 2007, comme on dit. Le bilan de mon année 2006 pourrait sans doute se résumer en cinq termes clés : ‘Voyage’ ; ‘Argentine’ ; ‘Retour’ ; ‘Genève’ ; ‘Recherche DU travail tant rêvé’. Puisse 2007 m’apporter ce dernier sans trop me faire attendre… Le bilan bloguesque de l’année 2006 est beaucoup plus mitigé, surtout lorsqu’on regarde la quantité de publications mensuelles, qui est passée de 30 billets en juillet 2006 à 3 articles en décembre 2006… Ne tenant que rarement mes « bonnes » résolutions, je n’en prendrai pas non plus en ce qui concerne cette activité hautement créatrice qu’est l’animation d’un Photoblog. Cependant, l’envie de photographier me démangeant de plus en plus les phalanges, il est plus que probable que ce blog revive une période faste dès le début du printemps prochain… En attendant, le ski, les balades et la luge constituent des alternatives fort agréables, même si les conditions d’enneigement sont loin d’être optimales. D’ailleurs, cela ne risque certainement pas de s’améliorer ces prochains jours, étant donné qu’il fait près de 6 degrés à 2000 mètres d’altitude. J’ai un peu l’impression qu’après un hiver en demi-teinte, la nature nous réserve un printemps et un été pourris. Les fabricants de parapluies seront ravis, l’année 2007 sera un bon cru… Musique : Frank Sinatra - Let it snow Humeur : let it snow, let it snow, let it snow… Photo : « Orientation », Combatseline, 2238m, Nendaz, Suisse, janvier 2007 - © Pavel Fosenbauer
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