Salta… que de bons souvenirs, j’en ai presque la larme à l’œil. C’est ici que j’ai vécu mon premier orage tropical. C’était impressionnant. En quelques minutes le ciel se couvre faisant croire à l’arrivée soudaine de la nuit et le vent se lève. Puis, des grelons de la taille de balles de ping-pong se mettent à tomber. D’un coup ça s’arrête, quelqu’un ouvre les robinets et des trombes d’eau commencent à tomber sur la terre. Les gens enlèvent leurs chaussures et se mettent à courir pour se mettre à l’abri de ces grosses gouttes arrivant à grande vitesse. Je fais deux photos, puis, mon appareil s’éteint, noyé… Moi-même je suis totalement trempe.
Les voitures roulent au pas, warnings allumés, car on ne voit pas à plus de quelques mètres. Les rues sont pleines d’eau, la ville est devenue une piscine gigantesque. Des torrents dévalent les pentes de la ville et il n’est pas possible de traverser d’un trottoir à un autre sans mettre le pied dans au moins 10 centimètres d’eau.
Quelques minutes plus tard, tout s’arrête. La pluie cesse aussi rapidement qu’elle avait commencé, les nuages s’en vont, la lumière du jour et le ciel bleu refont leur apparition. Je sèche en quelques minutes de larvage au soleil. Mon appareil, lui, a déjà beaucoup plus de mal…
Photo : Début d’un orage tropical, Salta (Provincia de Salta) - © Pavel Fosenbauer