La fin de la semaine a été assez agitée. Mercredi matin déjà, le chauffeur de taxi m'informait qu'un leader syndicaliste a été accidentellement tué par un policier lors de manifestations non autorisées. "Ca va barder" avait-il prédit, alors que nous nous enfoncions un peu plus dans les bouchons de la capitale.
Et en effet, les ouvriers du bâtiment on commencés par bloquer les routes avec des pierres, avant d'y amener des troncs d'arbres pour les y allumer. L'après-midi même, les heurts avec la police avaient commencé.
La principale demande des maçons paraît bien légitime: plus de sécurité sur les chantiers. Et effectivement, à les regarder bosser sur les gratte-ciels de la capitale, on se rend compte qu'ils n'ont ni casques, ni harnets et que seuls quelques filets placés dans les bas étages les protègent de la chute (c'est utile un filet au 5ème lorsqu'on travaille au 42ème…). Par contre, les méthodes employées sont loin d'être légitimes et plus loin encore d'être légales.
C'est donc à coup de cocktails Molotov et de jet de pierres que les ouvriers ont demandé les casques et les harnets et c'est à coup de gaz lacrymogène que la police leur a offert sa vision de la sécurité.
Les affrontements – transmis en direct par la TV locale - se sont poursuivis jusqu'au vendredi après-midi. A ce moment là, c'est une autre actualité qui a pris le relais: l'attentant à Mexico-City…
Humeur : Welcome to latin america baby,,,
Photo : Première page du quotidien "La Prensa" du samedi 16 février 2008, Panamá ; © Pavel Fosenbauer, février 2008