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Mercredi, 29 novembre 2006C’est fabuleux, vous ne trouvez pas ?![]() Cela fait 13 ans que je vis en Suisse et cela fait 13 ans que la démocratie directe suisse m’émerveille, jour après jour. Alors que dans les autres pays démocratiques la population peut tout au plus choisir ses représentants, le peuple suisse a également la possibilité de se prononcer sur les sujets importants (référendum obligatoire) ou controversés (référendum facultatif) mais aussi de proposer la modification partielle ou totale de la Constitution Fédérale (Initiative populaire). Le plus remarquable, c’est que les résultats des urnes ne sont jamais contestés, ni par la population, ni par les politiciens du camp des perdants. Un regard dans les autres pays permet de constater que les élections donnent souvent lieu aux mouvements de contestation et aux dénonciations de fraude électorale. Que ce soit dans les pays développés ou dans les pays en développement, les perdants ne manquent pas de s’opposer aux résultats officiels. Il arrive même que les représentants des deux partis annoncent vouloir s’opposer au résultat dans le cas où celui-ci leur serait défavorable (l’un des deux devant perdre, ceci se produit sans surprise) Les élections mises à part, les citoyens des autres pays démocratiques n’ont généralement pas l’opportunité de s’exprimer directement sur la politique de leur pays. Et lorsque, exceptionnellement, ils en ont l’occasion, ils la gâchent en s’exprimant non pas sur le sujet de la votation mais en sanctionant le gouvernement en place. En Suisse, le débat fait souvent rage, sans pour autant que les camps opposés recourent aux slogans haineux vis-à-vis des adversaires ou aux actions violentes pour promouvoir leur point de vue. Les avis divergents sont respectés et le peuple a appris à donner clairement son avis sur les questions posées (il attend les élections communales, cantonales et fédérales pour régler ses comptes avec ses représentants politiques). La répartition de sièges gouvernementaux entre les différents partis change cependant assez peu, car le peuple reste relativement cohérent dans ses choix politiques (1). Cela garantit une bonne stabilité politique, favorisant ainsi également une bonne stabilité économique, ce qui offre un environnement sûr et prospère. La Suisse avance peut-être lentement, mais elle avance sûrement ! Depuis peu, les ressortissants étrangers disposent également du droit de vote dans plusieurs communes helvétiques. Ce droit leur a été octroyé en référendum par les citoyens des communes concernées. Partant du principe que les étrangers établis en Suisse ont autant intérêt à participer à la prospérité de la Suisse que ses propres citoyens, les helvètes ont décidé d’associer ces personnes aux décisions politiques les concernant directement. C’est une très bonne initiative car elle permet une meilleure intégration des ressortissants étrangers en les associant à la vie politique locale. Dimanche dernier, les Suisses se sont prononcés en votations sur un sujet complexe et inédit : la participation financière d’un milliard de Francs suisses à la cohésion européenne. C’est la troisième fois en 18 mois que les électeurs suivent leur gouvernement et soutiennent la voie bilatérale avec l’Union Européenne. Quel autre pays peut se targuer d’en avoir fait autant ? Dans quel autre pays les citoyens se sont-ils prononcés en faveur d’une aide financière destinée aux autres pays ? Dans quel autre pays la population soutient-elle aussi fermement le redressement financier de son Etat, tout en approuvant l’ouverture de ses places de travail aux étrangers ? Dans quel autre pays la population a-t-elle décidé de donner le droit de vote aux ressortissants étrangers ? Imaginez ce type de référendums en France. Que diraient les Français si on leur proposait de donner un milliard aux pays de l’est ? Que répondraient-ils si on leur demandait de voter sur la rigueur budgétaire ? Quel serait leur vote sur les négociations ouvrant leur marché du travail aux ressortissants de 25 autres pays ? Accepteraient-ils d’offrir le droit de vote aux étrangers ? Les fréquentes grèves qui paralysent le pays à chaque fois que le statu quo est remis en question fournissent les premiers éléments de réponses. La montée de l’extrême droite et le monopole des sujets sécuritaires sur le devant de la scène politique en fournissent d’autres. Il est également intéressant de voir les noms que l’on attribue aux gouvernements. Chez nos voisins, les gouvernements sont nommés d’après le premier ministre qui les a constitués. En Suisse, notre gouvernement est toujours appelé « les sept sages ». (2) C’est une anecdote, certes, mais elle est très révélatrice de cet « esprit suisse » qui a mené le pays à sa prospérité actuelle. Pour moi, le système politique Suisse est celui qui s’approche le plus de l’idéal démocratique. Il est complexe et requiert une grande maturité civique de l’électorat, mais il permet au peuple de s’exprimer et au pays de se développer progressivement, sans que les décisions adoptées soient remises en question par les gouvernements successifs. Prochaines votations fédérales : 11 mars 2007 (Initiative populaire fédérale « Pour une caisse maladie unique et sociale »). Humeur : entrer en politique ou ne pas entrer en politique ? (1) La formule magique (2 Radicaux, 2 Socialistes, 2 Démocrates Chrétiens et 1 Démocrate du Centre) a duré de 1959 jusqu'en 2003 !. Son changement en décembre 2003 a été qualifié de « tremblement de terre politique ». Depuis 2003, le gouvernement est composé de 2 Radicaux, 2 Socialistes, 1 Démocrate Chrétien et 2 Démocrates du Centre. (2) Les sept Conseillers Fédéraux sont issus des quatre partis politiques fortement représentés en Suisse, mais durant l’exercice de leurs fonctions au sein de l’exécutif fédéral ils sont au dessus de querelles partisanes. Ils ne représentent plus leurs partis respectifs, mais ils représentent le pays dans son ensemble. C’est le débat, le consensus et la collégialité qui leur permet d’avancer malgré les différences de leurs convictions. Photo : « Beautiful Switzerland », Lucerne, Suisse, juillet 2003 - © Pavel Fosenbauer
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Dimanche, 26 novembre 2006La sagesse, l’une des qualités suisses![]() Je souhaiterais remercier tous mes compatriotes qui sont allés voter aujourd’hui et en particulier tous ceux qui ont voté OUI au milliard de cohésion. ![]() Source infographie : Le Temps Aujourd’hui, le souverain a donc approuvé (du bout des lèvres) le versement d’une aide, d’un montant d’un milliard de Francs suisses, aux dix nouveaux Etats membres de l’Union Européenne. Le peuple suisse confirme ainsi sa volonté de poursuivre sur la voie bilatérale avec l’UE et montre clairement son esprit d’ouverture, de solidarité et de générosité. Humeur : très fier d’être Suisse Photo : Parlement Européen, Strasbourg, France, décembre 2003 - © Pavel Fosenbauer
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Jeudi, 23 novembre 2006Un an, jour pour jour…![]() Il y a très exactement un an, le mercredi 23 novembre 2005, je m’envolais avec une certaine appréhension vers une nouvelle mais excitante aventure. Fraîchement diplômé de droit international, je m’étais offert ce voyage en Argentine en récompense des deux diplômes universitaires récoltés en 6 ans de (dur) labeur. C’était le début d’une période de bonheur pur… Les temps et les circonstances changent. L’année est passée à une vitesse absolument incroyable (abracadabrante même). Je n’arrive toujours pas à croire que nous sommes de nouveau en novembre. Aujourd’hui, le jeudi 23 novembre 2006, je reste à Genève, à la recherche d’un emploi dans le secteur bancaire, bien loin des préoccupations d’un voyageur insouciant. Heureusement, la saison de ski s’approche enfin et avec elle le vrai bonheur de remettre les lattes après deux ans d’abstinence. J’espère que la neige et le froid seront au rendez vous, pour des sensations fortes garanties. Je me réjouis déjà de mes premiers jours d’échauffement, de mes premières gamelles et de la sensation qui envahit tout le corps après l’enchaînement de quelques virages parfaitement carvés. Viendra ensuite la première descente du Mont-Fort, puis les itinéraires à ski et, si les conditions météo le permettent, les premières incursions hors piste. Le bonheur pur sera alors de retour… NOUVEAU : ceux qui aimeraient connaître leur avenir, sans pour autant devoir débourser plusieurs milliers de francs chez leur voyante préférée, trouveront quelques éléments de réponses là : voyance gratuite. Humeur : let it snow, let it snow, let it snow… Photo : « Le pont », Siviez (Super Nendaz), Suisse, janvier 2003 - © Pavel Fosenbauer Lundi, 20 novembre 2006Naviguer de façon rapide et sûre![]() En consultant les statistiques de fréquentation de ce PhotoBlog, je me suis rendu compte que la grande majorité des visiteurs utilise encore le butineur officiel de Microsoft, c'est-à-dire Internet Explorer. Pourtant, ce navigateur est beaucoup moins sûr, moins rapide et nettement surpassé par son petit concurrent, Mozilla Firefox. Voici donc quelques raisons pour passer à Firefox 2.0. Tout d’abord les chiffres concernant ce site : 69% de visiteurs utilisent encore Internet Exporer (IE) 25% de visiteurs utilisent Mozilla Firefox (dont environ un tiers est passé à Firefox 2.0) 6% de visiteurs utilisent d’autres navigateurs, tels que Safari ou Opera Une philosophie différente « On sait ce qui fait courir Microsoft et ses milliers d'employés -71 500- de par le monde: le business et les profits faramineux (44 milliards de dollars sur l'exercice écoulé). Ce n'est pas un secret. La Mozilla Foundation américaine, relayée en Europe par une Fondation basée en France, est, pour sa part, animée par un tout autre moteur, et elle n'emploie que... 70 personnes. On parle ici de mise à disposition d'un «navigateur» Internet gratuitement, pour le plus grand nombre, et surtout sur les principaux systèmes opérationnels (OS) payants comme Windows ou gratuits, comme Linux. » (www.lalibre.be du 13.11.2006) L’objectif de Mozilla est d’offrir aux internautes la possibilité de choixir un navigateur différent, afin de ne pas subir le monopole de Microsoft. Mozilla Firefox offre la possibilité d'accomplir vos tâches en ligne plus rapidement et efficacement que tout autre navigateur. Offrant la meilleure implémentation de fonctionnalités comme la navigation par onglets et le blocage des fenêtres popup (publicités non désirées), ainsi qu'une quantité d'autres innovations, Firefox est en avance sur tous les autres navigateurs (dont le IE 7.0). - une correction orthographique intégrée, - un nouveau thème graphique, - une protection anti-phishing intégrée, - une amélioration du module de recherche, - une amélioration dans la gestion des onglets (restauration des onglets fermés en cas de plantage, etc.), - la restauration de sessions, - une amélioration de la gestion des flux RSS, - des marques-pages dynamiques, - un nouveau module de gestion des extensions, - l’intégration de JavaScript 1.7, - l’intégration du support du texte SVG, - un nouvel installeur pour la version Windows, - l’intégration des "titres dynamiques" (résumés mis à jour régulièrement, de l’information la plus importante d’une page Web, par exemple) En bref, pourquoi passer à Mozilla Firefox 2.0 ? La force de l’OpenSource, c’est le nombre de développeurs de la communauté « libre ». En effet, les produits ne sont pas mis au point par quelques informaticiens enfermés dans une grande tour, mais par des milliers d’utilisateurs basés dans des dizaines de pays différents. Ceci permet non seulement un développement constant et rapide, mais également une sécurité accrue. En effet, une faille sécuritaire peut plus facilement passer inaperçue devant une petite équipe que devant des milliers de développeurs, qui testent le produit en permanence. Le code de ces applications étant librement accessible, d’autres développeurs peuvent créer des dizaines d’applications complémentaires (plug-ins) afin d’améliorer le produit. ALORS POUR SURFER MALIN, DE MANIERE RAPIDE ET SURE Humeur : surfer en sécurité, rapidement et librement ! Téléchargez Mozilla Firefox 2.0 Photo : « Navigation sûre », Rade de Genève, Suisse, mai 2002 - © Pavel Fosenbauer PS: si le sujet vous intéresse et que vous recherchez d'autres outils libres et gratuits, laissez moi un commentaire et je me ferai un plaisir d'écrire un article et de vous fournir les liens appropriés. PS2 : si le lien d'en haut ne marche pas, vous pouvez toujours télécharger Firefox ici.
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